depuis le dernier billet, Marie nous a donc rejoint dans cette bonne vieille ville de Guarapari, où il fallut attendre que le ciel se dégage pour envisager une descente vers Rio... C'est Julien, inespéré sauveur, qui a accompagné Steph pour le passage des fameux caps, tandis que nous leur faussions compagnie pour aller se balader à Paraty... en bus!

Rejoints à Bouzios, nous arrivâmes malgré tout dans le baie de Rio by night et à bord de la Belle verte. SI cette courte traversée fut pour les sœurs Deudon gravement nauséeuse, il n'en reste pas moins qu'entrer par la mer dans cette ville mythique avait quelque chose d'incroyablement magique... et mouiller au pied du Pain de sucre et du Corcovado, pour notre petite coque verte, ca relevait de la consécration...

Le temps de quelques analyses médicales, balades touristiques et autres amusements à peine suffisants pour se dire que cette ville méritait décidément le détour et un séjour plus long, et nous faisions cap vers Paraty (longer Copacabana de nuit permet d'ailleurs de visualiser nettement la consommation électrique des brésiliens selon leur classe sociale: c'est fou ce que scintillent les hôtels de luxe de bord de mer en comparaison des favelas situées sur les contreforts, juste derrière...)

Évidemment, nous n'arrivâmes pas directement à Paraty, puisque entre temps le moteur eut à nouveau de dangereux hoquets, le rendant inutilisable en pleine pétole... et nous obligeant à faire appel à un autre voilier pour nous remorquer jusqu'à Ilha Grande... (merci Abaete!)... C'est du passé n'en parlons plus, je vous passe donc les diverses escales avant Paraty, mais un jour pourtant, nous y parvînmes... 2 mois, je crois, après la date prévue...

On y retrouve Laurent sur Aziyade, on y rencontre Tom et Isa, on découvre le luxe extrême et le ballet de jets privés et autres hélicos des millionnaires cariocas et paulistes le we de Paques, et surtout, on élit domicile dans un petit mouillage idyllique, avec eau de source, palmiers étendoirs à linge, spot à churrasque et captage de wifi...

De quoi donner un bon coup de fouet à notre mission hivernage... Clean intensif de la belle Verte, tri, rangement, et ,parallèlement, recherche de billets d'avion, d'emploi toulousain, de maternité disponible, opération séduction d'agente immobilière pour nous laisser l'appart d'Aurore malgré nos fiches de paies périmées, négociation de marina pas chère pour laisser la Belle verte un an et l'esprit libre, approfondissement de la connaissance du système de santé brésilien (alors cette 2e echo: dans la petite maison au fond du jardin ou à l'hosto hi tech de la centrale nucléaire voisine?!)

... bref, les vacances quoi!!!!

Et puis il fallut partir, quitter la Belle Verte pour une longue période, laisser derrière nous ce petit bout de vie où nous reviendrons vivre à trois... Vertige? quel vertige?

...Pour arriver en France sur les chapeaux de roues, puisqu'en moins d'une semaine nous passions chez le coiffeur à Paris, au bistrot à Brest, nous transformions en mini déménageurs en Twingo pour descendre à Toulouse quelques affaires dans la caravane d'Armelle et Hervé, notre habitat pour 2 mois (et assurer une transition spatiale non violente, avant l'appartement) ... et que Steph signe officiellement son tout nouveau contrat d'embauche: mécanicien sur pénichette. . L'eau douce et les responsabilité paternelles auront eu décidément rapidement raison de lui!!!

...mais c'est pour mieux profiter ensuite, mon enfant...

Pendant ce temps là, j'en profitai pour m'arrondir vraiment (à croire que Turbulette attendait qu'on se pose un peu pour prendre ses aises...), devenais professionnelle des vides greniers, Emmaus, et autre Bons coins pour satisfaire à notre confort terrien, et goutai aux joies d'un accompagnement pré-natal plus en accord avec notre idée de l'accouchement que la césarienne brésilienne... Le luxe!

Depuis l'été a passé, avec ses festivals, ses repas dans le jardin, le passage des copains,

et des départs aussi...

Nous, sommes à l'aube d'un grand inconnu, impatients et fébriles, excités et (un peu) anxieux.... On vous racontera (euh, quand?!)...

Tiens, si je m'en allais inspirer /expirer...